J'aime pas

Tel le schtroumpf grognon, y a plein de choses que j'aime pas. Bienvenu dans le temple de la critique destructive

08 novembre 2007

J’aime pas… Amy Winehouse

Prenons un magazine au hasard et ouvrons le. Qui va-t-on trouver très régulièrement ? Une mégère hypra tatouée, anorexique avec plein de maquillage et un espèce de chignon crêpé où je n’irais pas mettre mes doigts, de peur d’en perdre un ou deux dans l’opération. De qui je parle ? Mais de la nouvelle coqueluche des médias et du rock, Amy Winehouse.

amy_winehouse_punk_rocker

Petite présentation pour ceux qui ne connaîtraient pas : Amy est une jeune chanteuse dont le titre Rehab passe régulièrement sur les ondes. En gros, elle chante d’une voix pâteuse et nasillarde que non, non, non, elle ira pas en désintox (« rehab » en anglais, intéressant la notion au passage puisque c’est la contraction de rehabilitation). C’est Daisy au pays de la coke. Mais au fond, ce qu’elle chante ne compte pas. Amy, on nous la vend comme une trash wild girl, le pendant féminin de Pete Doherty qui, à part se tirer Kate Moss et se poudrer le nez ne semble rien faire de bien constructif. D’ailleurs, il s’est fait plaquer par Kate et devrait rapidement trouver sa place dans les limbes de l’oubli. Mais revenons à Amy. Je l’aime pas ou plutôt, je n’aime pas son personnage et le battage médiatique autour. Faut-il forcément être belle et glamour pour percer dans la chanson ? Non mais quand on fait parler de soit grâce à sa capacité à s’en foutre plein le pif, je trouve ça assez navrant. Voire pathétique.

En plus, elle me fait peur Amy, physiquement parlant. Déjà, une photo sur deux, je me dis que c’est vraiment un travesti. Mais surtout cette nana a 23 ans et est déjà complètement décrépie, quelle meilleure prévention antidrogue peut on avoir ? Prend pas de la drogue mon fils ou tu ressembleras à Cruella. Je tape trop fort, là ? Oui mais très honnêtement, cette glorification de l’auto destruction me gonfle, surtout qu’il n’y a rien derrière. Enlevez à Amy sa cocaïnomanie et il reste une chanteuse de seconde zone. Comme quoi la célébrité ne tient pas à grand chose.

Heureusement, je sens déjà qu’Amy prend le chemin de la hasbeenitude. La preuve ? Contrairement à ce qu’elle chante, notre Morticia est juste allée en rehab. Mais rassurons nous, ce petit passage par la clinique a semblé particulièrement utile vu qu’elle a été arrêtée la semaine dernière en possession de marijuana. Ouais, ok, la marijuana, c’est supra soft par rapport à tout le reste. Alors à longueur de magazines, on nous saoule avec Amy est une droguée, la famille d’Amy s’inquiète pour elle, c’est la faute à son mari, Amy a annulé son concert car elle était trop pétée (ou préférait aller se déchirer). En plus d’être un épouvantail cocaïné, elle se fout de la gueule du monde. Et les gens applaudissent et en redemandent, là, moi, ça me dépasse. Qu’on aime sa musique, pourquoi pas, après tout, ça, je ne remets pas en cause. Mais qu’on adule une nana qui se fout de la gueule de tout le monde, y compris et surtout de ses fans, comment peut-on continuer à la suivre ? Vu son état de déchéance (et de connerie), je ne prendrais pas le risque de prendre une place de concert, de peur que celui-ci soit annulé ou qu’elle déconne sur scène.

Moi, Amy, je ne vois pas l’intérêt de s’y attarder et je pense que sans les tabloïds, personne n’en aurait entendu parler. Ouais, Amy, je te dis no, no, no… Tu m’énerves à penser que ta toxicomanie et ton chignon sont ton meilleur argument vente. En fait, ce qui m’énerve, c’est qu’apparemment, tout le monde applaudit ta trashitude et que, finalement, tu as raison. Mais je ne suis pas un mouton, j’éviterai d’applaudir face à ta pathétique vie. Donc à éviter

Posté par Schtroumpf_grrr à 19:15 - Musique - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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